
Fig 1 Illustration d’un macérat huileux de feuilles de laurier-sauce
Macérat huileux de laurier
Préparation obtenue par macération de feuilles de laurier-sauce dans une huile végétale. Elle appartient à la famille des macérats huileux et s’inscrit dans les pratiques domestiques de valorisation des plantes aromatiques.
Histoire
La macération des plantes aromatiques dans l’huile est une pratique ancienne, attestée dans de nombreuses cultures méditerranéennes. Le laurier-sauce, plante abondante et persistante, s’y prête particulièrement bien. Dès l’Antiquité, les feuilles aromatiques étaient immergées dans des huiles pour en extraire les principes odorants et conserver leurs propriétés dans le temps.
Au Moyen Âge, les macérats huileux figurent dans les préparations domestiques et monastiques. Ils sont utilisés pour les frictions, les soins de la peau et la fabrication d’onguents simples. Le laurier, déjà apprécié en cuisine, trouve ainsi une seconde vie dans les usages corporels.
Dans les campagnes européennes, la préparation d’un macérat de laurier relève du geste familial : quelques feuilles du jardin, une huile disponible, et le temps comme principal ingrédient. Cette lente extraction permet d’obtenir une huile parfumée, stable et polyvalente.
Aujourd’hui, le macérat huileux de laurier est redécouvert dans les pratiques de soin naturel. Il illustre une approche sobre et respectueuse de la plante, fondée sur l’observation, la patience et la transmission de gestes simples.
Pour environ 250 ml de macérat
- Une poignée de feuilles de laurier-sauce (fraîches légèrement flétries ou séchées)
- 250 ml d’huile végétale (olive, tournesol ou colza)
Matériels
- Bocal en verre propre et sec
- Filtre ou étamine
- Bouteille en verre teinté
Étapes
- Nettoyer les feuilles et les laisser flétrir 24 à 48 h si elles sont fraîches.
- Les placer dans un bocal sans les tasser excessivement.
- Recouvrir entièrement d’huile végétale.
- Fermer le bocal et laisser macérer 3 à 6 semaines à température ambiante.
- Agiter doucement le bocal une à deux fois par semaine.
- Filtrer soigneusement puis transvaser en bouteille.
Macération
3 à 6 semaines
Conservation
6 à 12 mois à l’abri de la lumière
Usages
- Massage local (muscles, articulations)
- Soin cutané traditionnel
- Base pour onguents et baumes
- Usage corporel externe uniquement
Questions - Réponses
Faut-il utiliser des feuilles fraîches ou séchées ?
Les deux sont possibles ; des feuilles fraîches légèrement flétries limitent l’humidité, tandis que les feuilles séchées offrent une meilleure stabilité.
Quelle huile choisir pour la macération ?
Une huile végétale stable et douce, comme l’huile d’olive ou de tournesol, est traditionnellement utilisée.
Peut-on chauffer l’huile pour accélérer la macération ?
La macération à froid est privilégiée pour préserver les composés aromatiques ; le chauffage modifie l’équilibre du macérat.
Combien de temps se conserve le macérat ?
Bien filtré et conservé à l’abri de la lumière, il se garde plusieurs mois.
Ce macérat est-il destiné à un usage alimentaire ?
Il est réservé aux usages externes et ne doit pas être confondu avec une huile aromatisée alimentaire.